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Dimanche 16 août 2009
De violents combats ont opposé ces deux derniers jours des milices du Hamas à un groupe salafiste, baptisé "Les soldats des partisans de D-ieu" ("Djound Ansar Allah"). Le bilan est lourd: au moins 24 personnes tuées et près de 130 autres blessés.
A l'origine de ces combats, la prise d'assaut vendredi, par les forces du Hamas, d'une mosquée contrôlée par le groupe salafiste à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. Le leader de ce groupe salafiste, proche de la mouvance Al Qaïda, a été tué dans les combats. Abdelatif Moussa avait ouvertement défié le Hamas vendredi en proclamant la création d'un "émirat islamique" dans la bande de Gaza. Un haut responsable des services de sécurité du Hamas, Abu Jibril Shimali, a également perdu la vie. Cet homme était accusé par Israël d'avoir organisé la capture du soldat Guilad Shalit, il y a trois ans.

Quels enseignements tirer des combats?
Le Hamas sort renforcé de ces deux jours de lutte inter-islamiste. Les salafistes contestaient l'autorité sur la bande de Gaza du mouvement dirigé par Ismaïl Haniyeh et Khaled Meshaal. Le Hamas était ainsi accusé de mener des actions de répression contre ses opposants islamistes, et de ne pas imposer la charia, la loi islamique. De nombreuses associations des droits de l'homme s'étaient pourtant plaintes ces dernières semaines des mesures prises par le mouvement issu des Frères musulmans égyptiens visant à islamiser de force la population gazaouie. Mais derrière cette opposition religieuse se cache en réalité une opposition politique et stratégique.


Le Hamas avait jusqu'ici toléré la présence de ces groupuscules, voire même collaboré avec eux, notamment lors des affrontements avec le Fatah dans la bande de Gaza. Mais il souhaite toutefois très clairement limiter l'influence et les capacités d'action de ces mouvements ultra-radicaux. L'objectif du "Djound Ansar Allah", dont l'idéologie est proche de celle d'Al Qaïda, est en effet d'intégrer la lutte palestinienne dans un combat plus général contre l'Occident. Or le Hamas s'oppose à cette stratégie, y compris par la violence, et s'attache à "palestiniser" la cause palestinienne, autrement dit à en faire un combat purement nationaliste.
Son refus d'inscrire cette lutte dans un grand dessin internationaliste, dans un "choc des civilisations"', témoigne, pour l'instant en tout cas, de l'incapacité de la nébuleuse Al Qaïda à imprimer sa marque au conflit israélo-palestinien, autrement que dans le discours rhétorique.
Par stevenadjar - Publié dans : Conflit israélo-palestinien - Communauté : Relations Internationales
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Dimanche 16 août 2009

Le président égyptien Hossni Moubarrak est arrivé hier à Washington. Il rencontrera notamment lundi la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, avant de s'entretenir le lendemain avec le président Barack Obama. Au menu des discussions, la relance du processus de paix au Proche-Orient, la reprise du dialogue interpalestinien - entre le Hamas et l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas - et enfin la question nucléaire.

Cette visite intervient alors que ces cinq dernières années, Hossni Moubarrak avait toujours refusé de répondre favorablement aix invitations du précédent président américain, Georges W. Bush. Le raïs égyptien, âgé de 81 ans, s'était montré hostile à la politique américaine en Irak. Mais ce sont surtout les critiques de l'administration Bush contre la violation répétée des droits de l'homme en Egypte qui avaient paru quelque peu éloigné Le Caire de Washington.

Barack Obama et Hossni Moubarrak au Caire, le jeudi 4 juin 2009.


La brouille, relative compte tenu du soutien financier et stratégique apporté par les Américains au régime égyptien depuis une trentaine d'années (Accords de Camp David),  semble désormais totalement dissipée, avec le discours de Barack Obama à l'adresse du monde musulman, tenu justement au Caire en juin dernier. Le régime égyptien est par ailleurs convaincu que l'attention des Américains au Proche-Orient est aujourd'hui braquée d'abord et avant tout sur le gel des implantations israéliennes, première étape de la "stratégie de domino" imaginée par les stratèges du Département d'Etat et de la Maison Blanche. Les pressions pour le respect des hommes, produit de la doctrine de "démocratisation du Moyen-Orient" défendue par l'administration Bush au lendemain des attentats du 11 septembre, devraient aussi, dans cette perspective, être beaucoup moins vives.



SN

Par stevenadjar - Publié dans : Les Etats-Unis et le Moyen-Orient - Communauté : Relations Internationales
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Jeudi 18 décembre 2008

Un mois après l'élection triomphale de Barack Obama, les observateurs scrutent chacune des décisions et des déclarations du nouveau président des Etats-Unis pour tenter de définir ce que sera la prochaine politique américaine au Moyen-Orient.

Ainsi, les nominations d'Hillary Clinton au poste de Secrétaire d'Etat, c'est à dire de ministre des Affaires étrangères, du général James L. Jones comme nouveau conseiller à la Sécurité, et de Daniel Kurtzer comme envoyé spécial du président au Moyen-Orient, ont semblé indiquer que Barack Obama n'allait pas négligé de porter son attention sur le conflit israélo-palestinien.

Certes, le nouveau président qui débute son mandat le 20 janvier prochain, n'a pas évoqué le conflit israélo-palestinien lors de son interview dimanche dernier sur la chaîne de télévision américaine NBC, qui portait notamment sur les questions diplomatiques (la priorité allant à la sortie d'Irak et au renforcement de la présence en Afghanistan). Mais en nommant Clinton, Jones et Kurtzer, Barack Obama s'entoure de trois personnes qui connaissent très bien le Proche-Orient et qui devraient s'investir dans la recherche d'un règlement de paix.

Il n'est pas nécessaire de revenir ici sur les liens qui unissent la famille Clinton à l'Etat hébreu; la dernière campagne pour l'investiture démocrate a d'ailleurs une nouvelle fois démontré l'attachement que porte la nouvelle Secrétaire d'Etat aux intérêts israéliens.

Plus intéressante peut-être est la décision de nommer le général Jones et Daniel Kurtzer. Le premier, ancien général passé par l'OTAN, avait été nommé par Condoleezza Rice au poste d'émissaire spécial en Israël et dans les territoires palestiniens, à la suite du lancement du processus d'Annapolis.

 Certains journaux s'étaient fait l'écho de son intention de déployer des soldats de l'OTAN dans les territoires palestiniens et de la rédaction d'un rapport confidentiel dans lequel il critiquerait sévèrement l'attitude de l'armée israélienne, deux positions qui auraient passablement irrité Jérusalem.
Quant à Daniel Kurtzer, dont nous vous avions parlé il y a quelques semaines, cet ancien ambassadeur américain en Israël est reconnu pour ses compétences et sa grande connaissance du dossier.


La politique d'Obama est-elle pour autant totalement définie?

Si les grandes lignes de la ligne diplomatique d'Obama semblent déjà  être fixées, de nombreux détails, et non des moindres, semblent être encore l'objet de discussions. Pour prendre l'exemple de l'Iran, lors de son interview sur NBC, Barack Obama s'est déclaré « désireux de leur parler directement et de leur donner un choix clair, et, in fine, de les laisser se déterminer par rapport à deux voies, la dure et la facile »

Il a également indiqué qu'il ne modifierait pas la « politique de la carotte et du bâton » pour inciter l'Iran à renoncer à ses activités nucléaires sensibles.

Dans cette période intermédiaire qui sépare l'élection de l'investiture comme président, de nombreux think tank, ces organisations composées de spécialistes cherchant à orienter les politiques des gouvernants,proposent des plans d'actions pour une « nouvelle politique américaine au Moyen-Orient ».

C'est le cas notamment de la prestigieuse Brookings Institution, basée à Washington, et au sein de laquelle les démocrates viennent souvent rechercher les membres de leur administration. La Sanban Center for Middle East Policy, centre d'études qui fait partie de la Brookings, a ainsi édité un ouvrage proposant « Une stratégie au Moyen-Orient pour le nouveau président ».

Concernant le conflit israélo-palestinien, les chercheurs Steeven Cook et Shibley Telhami conseillent à Obama de rompre avec la politique d'endiguement du Hamas chère à George Bush et d'oeuvrer pour une réconciliation nationale palestinienne. Cette contribution invite également le nouveau président à exiger des Israéliens le gel de la construction de nouveaux quartiers juifs en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, et de soutenir l'Initiative de paix la Ligue arabe de 2002.

Au sujet du nucléaire iranien, les auteurs, Suzanne Maloney et Ray Takeyh, proposent d'entamer des négociations directes avec le pouvoir iranien, de nommer un coordinateur pour les relanvestiture d'Obama, en janvier, de l'élection présidentielle iranienne de juin.

5 mois donc au cours desquels il est probable que le nouveau président démocrate présentera une série de propositions qui, sur bien des points, risque de trancher avec les positions défendues par l'administration Bush.

Par stevenadjar - Publié dans : Les Etats-Unis et le Moyen-Orient - Communauté : Relations Internationales
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Mercredi 10 décembre 2008

L'élection historique de Barack Obama représente sans aucun doute une rupture dans l'histoire des Etats-Unis, et probablement aussi un tournant dans les relations internationales. Obama porte en lui un vent d'espoir qui traverse les 4 coins du globe, persuadés que  le nouveau président saura apaiser les tensions qui agitent la planète, après huit années d'une ère Bush tant décriée.



Israël semble beaucoup moins touché par cette « Obamania »
et cela pour une raison principale. Non pas de peur que le président démocrate oblige les Israéliens à faire des concessions importantes  aux Palestiniens ou aux Syriens. En effet, Tzipi Livni, Ehoud Barak, s'ils parvenaient à remporter les prochaines élections législatives, sont semble-t-il prêts à faire les efforts nécessaires à la mise en place d'un accord avec Mahmoud Abbas et Bachar El Assad.

Et s'il est vrai que la population israélienne redoute que, par ses origines, mais aussi par sa prétendue et non moins fausse confession musulmane, Barack Hussein Obama soit tenté de soutenir les positions arabes face à leur pays,  les leaders politiques et militaires de l'Etat hébreu ne partagent pas ces angoisses populaires, et cela pour 3 raisons:


l.
D'abord parce qu' Obama a répété à plusieurs reprises lors de sa campagne que son pays demeurerait l'allié indéfectible d'Israël et qu'il s'est entouré de conseillers favorables à l'Etat hébreu, comme l'ancien ambassadeur américain en Israël, Daniel Kurtzer, le conseiller stratégique Dan Schapiro, ou encore bien sûr le nouveau Secrétaire général de la Maison blanche, Ram Emmanuel.


2.
Ensuite, parce que le Congrès américain, à majorité démocrate, défend et défendra largement les intérêts de Jérusalem au Proche-Orient.


3. Enfin, parce qu'englué dans une crise économique historique et dans une situation militaire très compliquée en Irak et en Afghanistan, Obama ne fera pas, en tout cas dans un premier temps, du règlement du conflit israélo-arabe une priorité.


La source d'inquiétude des dirigeants israéliens est liée à la position du nouveau chef d'Etat américain sur l'Iran. La question du nucléaire iranien constitue aujourd'hui le dossier prioritaire de la diplomatie israélienne. L'annonce par Barack Obama, au cours de sa campagne, de sa volonté de mener des discussions directes avec le président de la République islamique Mahmoud Ahmadinejad, sans poser de conditions préliminaires,  fait craindre la possibilité d'un prochain revirement de la position américaine sur le sujet.


D'ailleurs, l'Etat hébreu ne semble pas être le seul à s'inquiéter des projets d' Obama concernant l'Iran. Le quotidien israélien Haaretz révélait ainsi, quelques jours avant l'élection américaine, que Nicolas Sarkozy lui même craindrait les incertitudes que fait peser le changement à la Maison blanche sur le dossier iranien.

Selon le journal, le président français considérerait les vues défendues par son homologue américain comme je cite « complètement immatures ». Sarkozy redouterait aussi de voir le président américain rompre le front uni des 5 membres du Conseil de sécurité et de l'Allemagne, décidé à faire pression sur Mahmoud Ahmadinejad en multipliant les mesures de rétorsion économique.

Alors que le chef d'Etat français est l'un des plus vigoureux partisans d'un 4e round de sanctions au Conseil de sécurité, alors que les Russes et les Chinois semblent hésiter à accroître la pression sur l'Iran, la volonté affirmée par Barack Obama d'ouvrir des négociations sans pré-conditions avec Téhéran risquerait, selon l'Elysée, de rendre impossible toute pression capable de faire évoluer favorablement la politique nucléaire iranienne.


On voit donc que règne encore une certaine incertitude sur ce qui sera la nouvelle politique américaine devant le dossier iranien.
Barack Obama semble d'ailleurs être conscient de ces interrogations puisque lors de sa 1e conférence de presse en tant que président élu, il a déclaré que « la fabrication par l'Iran d'armes nucléaires était inacceptable » et que « de fortes sanctions étaient nécessaires pour accroître la pression sur le régime iranien ».


Il faudra donc attendre quelques semaines pour en savoir un peu plus sur la ligne qui sera définie par l'administration Obama et suivre le fameux adage américain, wait and see...

                                                                                                                         
SN, 10 novembre 2008

Par stevenadjar - Communauté : Relations Internationales
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Lundi 22 septembre 2008
 

C'est désormais officiel: le gouvernement Olmert n'est plus, après la démission présentée par le premier ministre israélien ce dimanche au président Shimon Peres. Pour autant, si la page Olmert est définitivement tournée, il reste encore beaucoup d'incertitudes sur celui ou celle qui sera aux commandes du pays dans les prochains mois et les prochaines années.


« Celui ou celle » parce qu'une femme pourrait bien devenir le prochain chef du gouvernement israélien, presque trente cinq ans après Golda Meïr.

Tsipi Livni a en effet été élue la semaine dernière chef du parti centriste KADIMA et aura certainement la tâche de former sous 40 jours un nouveau gouvernement soutenu par la majorité des députés de la Knesset.


La mission s'annonce très ardue pour l'ancienne ministre de la Justice et des Affaires étrangères dont la carrière politique a été, jusque-là, dépourvue d'impairs.



Cinq défis vont s'avancer vers la nouvelle dirigeante de Kadima:


1/ D'abord, bien sûr recueillir le soutien d'une majorité de parlementaires afin de former un gouvernement.
Les tractations ont déjà commencé. Le parti travailliste, celui des retaités ou encore la formation arabe israélienne devraient apporter leur soutien à Livni. On parle aussi du renfort du parti d'extrême gauche, le Merets ainsi que du parti du Judaïsme Unifié. Quant au Shas, son chef Elie Yishaï a formulé certaines exigences, principalement sur le versement de nouvelles aides sociales et sur le caractère indisible de la ville de Jérusalem, des exigences qui pourraient faire réflechir à deux fois Tsipi Livni.

Ce premier défi n'est pas des plus aisés et il est loin d'être certain que Livni réussisse à former un nouveau gouvernement dans le temps imparti. En tous les cas, si elle y parvenait, elle devra s'atteler à d'autres tâches, tout aussi complexes à résoudre.


2/ Elle devra d'abord réussir à réorganiser son parti, très divisé comme on l'a vu lors des dernières primaires. Elle devra faire taire les animosités et les rancoeurs nées de la bataille électorale au sein de Kadima contre Shaoul Mofaz, et cela afin de faire de son parti une machine de guerre propre à battre le Likoud de Benyamin Netanayou lors des prochaines élections législatives. Celles-ci pourraient en effet être organisées à la fin de l'hiver ou au début de printemps en cas d'échec de Livni à former un nouveau gouvernement.


3/ Toujours sur le plan intérieur, Tsipi Livni, qui a beaucoup axé sa campagne sur son honnêteté, ses « mains propres », devra essayer de reconquérir le coeur de citoyens, écoeurés par une classe politique corrompue et dévoyée. Et les récentes affaires Olmert, mais aussi Katsav, Ramon, Weizmman ont mis en avant des pratiques que la démocratie israélienne ne saurait tolérer. Cette démocratie, dont la capacité d'auto-critique est exceptionnelle, a besoin d'être réformée au niveau de ses institutions, de ses modes d'élection mais aussi de la pratique de ses élites politiques.


4/ Tsipi Livni devra par ailleurs montrer qu'elle est une véritable chef d'Etat, qu'elle est capable de prendre des décisions essentielles, dans de très délais, et qui engagent l'avenir de ses concitoyens. En effet, le poste de premier ministre est bien différent de celui de ministre des affaires étrangères. Et celle que beaucoup appelle « Tsipi », comme on disait hier « Golda », devra démontrer son sang froid, sa capacité d'analyse et son sens des responsabilités.


5/ Enfin, la nouvelle leader de Kadima devra se positionner, davantage qu'elle ne l'a fait dans le passé, sur les dossiers de politique étrangère et de défense.
Souhaite-t-elle ainsi marcher dans les pas d'Ehoud Olmert concernant les Palestiniens? Acceptera-t-elle de faire des concessions lourdes sur Jérusalem, ou les réfugiés palestiniens?

S'engagera-t-elle dans des négociations, qui s'annoncent très compliquées, avec le président syrien Bachar el Assad? Se décidera-t-elle à se séparer du Golan?


Enfin, dossier capital, quelle sera sa politique face à l'Iran? Les observateurs estiment que sur ce dossier, tout se jouera dans les prochains 18 mois. Israël choisira-t-il la voie de la force, en attaquant les installations nucléaires iraniennes? Dans ce cas là, pourrait-il s'appuyer sur un soutien américain qui est loin d'être acquis aujourd'hui?

Ou, à l'inverse, Tsipi Livni choisira-t-elle d'attendre et de laisser encore leur chance aux sanctions diplomatiques?


Dans ce contexte géopolitique très difficile pour l'Etat d'Israël, le prochain premier ministre, qu'il se nomme Tsipi Livni, Benyamin Netanayou ou Ehoud Barak, cet homme ou cette femme aura sur sa table de travail un nombre de dossier requérant des décisions lourdes, probablement les plus délicates à prendre depuis la création de l'Etat il y a soixante ans.

 

Par stevenadjar - Publié dans : Vie politique israélienne
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